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Marine Lazarus

Odyssées & art de vivre

Amavi

ART DE VIVRE

November 13, 2020

Nouveau podcast : Bienvenue chez nous !

Aujourd’hui j’entame une nouvelle experience. Celle de vous parler, ici, à voix haute. Celle de vous emmener avec moi dans des lieux incroyables. Celle de vous faire voyager alors que nous vivons pourtant encore confinés. Avant de vous en dire plus sur le concept d’Amavi, j’ai fait l’exercise de vous emmener chez moi. De vous décrire mon intérieur. Et ainsi de tester cette idée de voyage sonore avec ce lieu que je connais par coeur et qui – j’imagine – en dit long sur qui nous sommes. Bienvenue chez nous.

C’est une maison exiguë des années 1930 avec du parquet chevron au sol et des carreaux de ciment dans la cuisine. C’est étrange mais lumineux puisque dans chacun des murs donnant sur l’extérieur se trouvent d’immenses fenêtres. On rentre via un escalier en chêne escamotable actionné par un système de poulie. Cette maison en perturberait plus d’un, mais nous l’avons choisie car elle nous fait rêver. Comme un enfant, on actionne la poulie matin et soir en quittant les lieux. Nous y sommes tellement habitués que l’on remonte machinalement l’escalier d’une main.

Au moment de refaire la salle de bain, nous avons trouvés caché dans un des murs qui venait d’être démoli une note écrit au feutre bleu et glissée dans une pochette plastique perforée. Les mots d’anciens propriétaires des années 90, nous expliquaient combien ils avaient été heureux ici, et reprenaient l’histoire de cette maison particulière. Imaginée par un agriculteur des années 30 dans la “dent creuse” qui séparait deux maison bourgeoise, il l’avait fait construire directement au 1er étage pour pouvoir passer sa charrue en dessous et continuer à nourrir les bêtes dans la cour derrière la maison.

En terme de couleurs, la maison est bleue. Bleu nuit. Les murs, le plafond, le canapé en velours, nos draps en lin, même la poubelle c’est une obsession. Je trouve ça doux et enveloppant sans être fade.

Les pièces se partagent entre livres de poche, livres d’art, éditions françaises, anglaises ou américaines. Il y a des Piléa, aussi appelées Plantes à Monnaie Chinoise dans des pots en ciment, des photophores dorés, des portes bougies, une sculpture d’un bébé léopard. Il y a le sablier de bulles de savons trouvé dans le shop du Victoria and Albert Muséum visité après l’expo sur Alexander McQueen – On lit d’ailleurs son nom en lettres d’or sur le grand livre de cuir noir sur la table basse. Au dessus une édition signée de Patti Smith de son livre Just Kids, un cadeau de mariage, mon livre préféré, un joli clin d’oeil puisqu’il me fait penser à Loïc et à moi même. Pour l’anecdote Loic avait fait broder “Just Kids” à l’intérieur de son 3 pièce le jour J.

Ici et là, des plantes, dont nous ne savons pas nous occuper, qui survivent tant bien que mal grâce à ces petites bulles de verre que l’on remplit d’eau et qu’on peut ensuite oublier. Ici et là, toujours, des jouets pour enfant. Une arche en bois, une chaise haute, des dessins approximatifs, des photos de nos proches. Des polaroids, beaucoup de polairoids. Des souvenirs, des fou-rires, des petites notes qui réchauffent le coeur. Et des miroirs, pour accentuer la luminosité, pour agrandir l’espace et pour le dernier coup d’oeil avant de quitter les lieux.

Ma pièce préférée est la chambre de nos filles. Les murs sont blancs mais le plafond est bleu nuit, une couleur profonde que l’on parsemera un jour d’étoiles dorées. Alma dort dans un lit de grande fille, un lit en bois, une cabane minimaliste dans des draps blancs mouchetés de noir. Un nombre incalculable de peluches l’entourent, installées sagement les unes à côté des autres le long de son lit, ils la regarde dormir, ils la protègent contre les loups, les sirènes et les chauves souris. Immanquablement chaque matin – et après avoir longuement débattu avec elle même – elle en choisie un qui la suivra dans toutes ses aventures. Sienna quand a elle, dort dans un tipi, une jolie carcasse de bois blanche que Loïc a installé autour de son lit bébé pour qu’elle ne soit pas dérangée par la veilleuse de sa soeur. Lorsqu’il fait beau on dirait que la chambre luie car le soleil – bien que filtré par des stores bateaux pour échappé au vis à vis – se reflète dans le blanc prédominant du lieu. C’est un espace serein, mais propice à l’imagination. Preuve, si il le fallait, en est cet immense flamant rose en peluche de plus d’un mètre qui “se repose” dans un coin de la chambre.

Nous dormons au 3e étage, dans ce que nous aimons appeler “la suite parentale” car c’est une grande pièce qui regroupe la salle de bain et la chambre. Ici encore les lignes sont simples mais les éléments de décorations sont empreints de souvenirs. L’immense mirroir rond qui se trouve au dessus de notre lit est un cadeau de mariage. Dans un cadre doré on voit le print d’Alice Des qui nous a dessiné à trois dans son style si particulier et qui deviendra bientôt un dyptique car à droite viendra s’ajouter Sienna. Lors du deuxième confinement, alors convaincu que nous ne retournerons pas au travail de si tôt, Loïc m’a installé un bureau face à la fenêtre en retirant des tirroirs du meuble sur mesure qu’il avait créé l’année précédente. J’aime la symmetrie du meuble, et le soleil qui – lorsqu’il nous grace de sa présence – vient me réchauffer lors de mes réunions quotidienne. J’avoue j’aime aussi le petit côté voyeur de ce point de vue, perché au dessus d’un croisement, qui me permet de voir les allers et venus d’inconnus, les bras chargés de courses, de fleurs, ou flanant le nez en l’air. De chaque côté de la fenêtre nous avons installés deux cadres d’Hotel Magique. Un nous dit Wake Up, le deuxième nous répond No Thank You. Le sommeil est un vaste sujet chez nous depuis la naissance de nos enfants. Disons qu’il est rarement présent, et lorsqu’il est on ne sait jamais pour combien de temps. Il y a aussi une notion de rêve qui se greffe sur ces mots. On les regarde le matin au réveil depuis notre lit – immense par ailleurs, pour acceuillir nos filles sans être à l’étroit – ou en buvant notre café, niant le besoin routinier de la préparation accélérée qui nous amene à passer le pas de la porte pour 08h18.

Dans cette maison, on aime l’écriture, la poésie, on aime manger, rire et boire. On se dispute parfois, on se pardonne toujours. C’est une maison familiale, une cachette secrète, un refuge. C’est aussi un lieu d’expérimentation. Loïc y travaille le bois, je fais semblant de l’aider à peindre, et Alma fait ses armes de petite handywoman, suivant son papa à la trace, une ceinture d’ouvrier sur les hanches et un tournevis dans la main.

Si vous venez un week-end, ça sentira le banana bread, ou les cookies. Si vous venez l’été, on préparera une planche et un bon vin à manger sur la terrasse donnant sur la cours .

Voilà, ça c’est chez nous. Et vous écoutez mon tout premier podcast. Une idée qui me travaille depuis longtemps. Celle de partager des lieux, des tranches de vie, de vous faire voyager en attisant votre curiosité, en développant votre imagination, et aiguisant votre sens de la projection.

Il y a longtemps que j’écris et décris le monde qui m’entoure. Je le photographie, je l’appréhende, je le questionne. Née d’un père dont le métier résidait au coeur de la découverte, représentant de lords anglais et dénicheur d’adresses exceptionnelles aux quatre coins du monde, et d’une mère passionnée par les lettres, la culture, l’histoire et l’art, cette idée de créer un podcast sur la découverte et d’en faire un voyage sensoriel aurait du me heurter plus rapidement.

Je me lance aujourd’hui, dans ce contexte si particulier d’un monde qui se referme. La Covid attaque nos sens, nos libertés, et pour beaucoup notre joie de vivre. Alors quite à attendre, entre nos 4 murs respectifs, pourquoi ne pas voyager ensemble. Pour moi il est primordial de continuer à découvrir le monde. A rendre homage à ces lieux qui essayeront de survivre malgré les confinements et les couvre feu. Je pense à tous ces indépendants qui ont mis leur coeur et leurs tripes dans leur lieux d’accueil, à tous ces gens qui ont passé des années à rêver un endroit parfait.

Ce podcast est une invitation sonore, à continuer la découverte. A s’imaginer dans ces lieux qui enrichissent notre quotidien, et a se projeter pour des jours meilleurs. Sur le site, un article accompagne cette lecture, pour ceux qui préfèrent lire, et pour les amoureux de la photo il y aura aussi beaucoup de visuels. Ce sera un exposé 360 si il en est, de ces lieux et de ces vies.

Je vous remercie si vous avez pris le temps d’écouter ce premier exercice, et je vous dit à bientôt si il vous a plu ici (ainsi que sur toutes les plateformes de podcast), et sur Amavi.fr.

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