COIN DES ORATEURS, LA VIE

November 29, 2018

CDO – J’ai touché le fond de la piscine.

J’avais tout anticipé. Je vous en avais même parlé ici. La charge de travail qui augment, la vie personnelle qui ne laisse aucun répit, des attentes hors normes, un stress permanent. Et puis, mon corps a lâché. Pas beaucoup, pas de façon irréversible, mais il s’est exprimé haut et fort à coups de grippes et de gastro. Je l’ai vu à ma perte de poids, d’envies, de repères. A mes pleurs, mes angoisses, ma déprime.

Il y a tant à faire mais les heures me manquent. Les journées sont trop courtes, les nuits sont brèves. Il n’est pas aisé d’être entrepreneur, salariée, mère et femme. Trop de responsabilités qui s’entremêlent les unes aux autres, trop d’incertitudes et de frustrations à vouloir être sur tous les fronts sans pour autant en avoir les capacités physiques ou mentales. C’est dur de réaliser qu’on n’est pas super(wo)man quand on se voyait invaincu et invincible.

Je ne supporte pas l’échec. Depuis toujours je vais vite et loin parce que je me suis toujours interdit le doute, l’hésitation, la remise en question. C’est une ambition qui propulse, mais je réalise aujourd’hui que c’est celle la même qui détruit. Et ce n’est pas la première fois.

Alors j’ai tout arrêté. Pour survivre à ce nouveau poste, j’ai laché tout le reste. Tous mes projets annexes. Amavi au complet. D’être maman. Enfin non, bien sur que non, on ne cesse jamais d’être maman. Je suis là au réveil, je suis là pendant les repas, les calins, les bisous, mais le soir et les nuits c’est papa. Les allers retours de crèches c’est la nounou. Je ne l’accompagne plus dans chacun de ces moments parce que le temps me manque et que je comprends petit à petit qu’il faut savoir se préserver pour continuer à savourer. Alors lorsqu’elle pleure entre minuit et 5h du matin, je fais comme si je n’entendais pas. J’ai le coeur serré et malheureux mais je me force à continuer ma nuit alors que papa s’occuper de calmer ses peurs passagères et de la border avec amour.

Je me suis interrogée plusieurs fois pour savoir si le jeu en valait la chandelle. J’ai hésité. Et puis j’ai tranché : oui. C’est un poste extraordinaire, aux enjeux importants. Enfin, après après une traversée du desert de près de deux mois, je commence à voir l’oasis. Celle qui me promet stabilité, routine, repères. Celle qui me permet de vous écrire ce soir après vous avoir abandonné ce lieu pendant si longtemps. Cette oasis que je touche du bout de doigts. Dont je rêve. Car je ne souhaite rien de plus que de pouvoir revenir à un équilibre, à une sérénité qui me permettra de relancer tous ces projets qui me tiennent tant à coeur .

Le rythme ne sera probablement pas aussi soutenu que cet été, pas tout de suite en tout cas. Mais je fais un point d’honneur à revenir, doucement mais surement, pour concrétiser toutes ces belles choses que j’avais en tête pour ce site.

Je vous dis à très vite.

M

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  1. Sibylle says:

    <3
    On sera toujours là à ton retour. Ne t'inquiète pas. Une chose à la fois. Prends le temps de trouver tes repères et prends soin de toi 🙂