COIN DES ORATEURS

October 14, 2018

L’art de prendre du recul

Comment te dire. Entre le boulot, les enfants, avoir 8h de sommeil, être sexuellement actif, manger ses 5 fruits et légumes par jour tout en écoutant des podcasts sur le développement personnel, en se retenant de boire du café et en essayant de toucher le sol avec ses coudes, je t’avoue que le pétage de plomb est imminent. Je vie sainement, et je vie pleinement, mais la pression s’intensifie de jours en jours. Sans même tomber dans tous les clichés cités ci-dessus, il est vrai que la vie actuelle est faite de comparaison, de self-improvement et de névroses perfectionnistes qu’il faut parfois pouvoir envoyer balader.

Je n’ai pas écris les 3 articles que je m’étais promis en début de mois. J’ai acheté des pots tout fait à Alma alors que j’ai horreur de ça. J’ai dormi toute maquillée. Je n’ai pas fait de yoga depuis des semaines. J’ai arrêté la méditation. Je cours comme un canard sans tête et ça se voit. A mes cernes prononcées. A mon air chafouin. A ma consommation accru de sucre et de caféine. Je perd pied, et comme je m’en veux, le cercle vicieux se renforce.

J’écris cet article à 22h, la veille de la prochaine publication d’Amavi, après avoir fait 1800km en 72h, pour vous dire qu’il faut s’avoir s’auto-foutre la paix. C’est primordial, c’est sain, et ça fait un bien fou. Je ne parle pas de végéter en permanence sur votre canapé, mais d’accepter qu’on est parfois bien mieux caler dans une baignoire a mater le plafond en se demande ce qu’on a manger le midi, qu’à sauter du coq à l’âne au détriment de sa santé et la qualité du travail accomplis.

Alors voila, le manifeste de la glandouille, que j’écris autant pour moi que pour vous en quelques lignes bien senties que je dédie à mon cerveau fatigué:

Faites vous du bien. Soyez égoïstes. Soyez glandouillons. Enroulez vous dans une couverture comme un wrap et oubliez le reste du monde. Faites une overdose de télé-réalité. Faites des réserves de chocolat, de fast-food, de caféine. Faite un bon break-down bien comme il faut, film déprimant à l’appui. Et puis doucement, quand vous serez bien allés au bout de vos excès, retrouvez doucement vos marques. Pardonnez vous vos offences. Buvez un grand verre d’eau. Mettez un jean et aérez l’appartement. Reprenez votre routine. Ni plus ni moins. Respirez et allez y progressivement. Vous êtes imbattable et imbattu. Mais vous n’êtes pas parfaite. Beyonce non plus. C’est pas grave et ça passera. Mais votre santé mentale passe forcement par l’acceptation de vos limites.

A bon entendeur. Et A bientôt pour un article du même style sur les compagnies aériennes et le business travelling qui m’a valu un mini break-down à l’aéroport d’Orly vendredi dernier.

M

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  1. Sibylle Roze says:

    Oh Marine, comment ne pas être comme un poulet sans tête lorsque les projets se chevauchent et que les transports se font lents et lourds ? Tu as bien fait d’écrire cet article; pour nous rappeler que nous ne sommes qu’humains et non pas des super héros… On peut vite se retrouver à passer des années durant avec cette sensation. Les articles comme cela permettent de se dire “Je dois stopper, maintenant. Je mérite une pause”.

    Je suis pour le manifeste de la glandouille 🙂

    Sibylle