COIN DES ORATEURS

July 18, 2018

[CDO] L’ART DE REPRENDRE LE CONTRÔLE GRACE AU TRI


 

Oratrice: Sibylle Rose – Retrouvez ses nouveaux articles sur son nouveau site : www.alaroze.com

 


 

Envie de se sentir maître de son destin ? Un bon électrochoc pour faire un point sur la direction à prendre et… Diantre pourquoi ai-je dépensé autant d‘argent dans des vêtements qui ont encore une étiquette ?

Bien sûr si vous êtes d’une nature raisonnable, que vous ne faites aucun achat d’impulsion, cet article ne vous concerne peut-être pas.

De mon côté, je ne fais pas partie de ces personnes. J’ai tendance, et c’est un héritage familial, à acheter pleins de petites choses et à accumuler, accumuler ! Le garage familial n’en porte que le nom tant il est rempli de bric et de broc, le bureau de mon père ressemble à un magasin d’informatique, ma mère ne résiste pas aux petits paniers en osier… Ça nous rassure. On dirait que l’on accumule des amulettes pour repousser le mauvais sort.

Le déclic m’est venu en aidant mes parents à vider l’appartement d’une de mes grands-mères. Je me suis rendu compte à quel point cet appartement qui n’était pas grand, était obstrué par les objets divers et variés, parfois même inutiles (des cartons entiers d’aspirine ?!). Soudain, en prenant conscience de cet espace, de tout cet encombrement, je me suis sentie étouffer. Cet appartement était occupé de placards du sol au plafond, des vieilles armoires remplies de choses inutilisées depuis des décennies… C’est au même moment que j’ai commencé à vouloir changer des choses dans ma vie mais que je me sentais impuissante face à l’ampleur du chantier.

J’ai alors découvert l’aspect « thérapeutique » du tri. C’est une sorte de rituel, c’est un événement en dehors du temps. On arrête tout. Plus rien ne bouge. Une question simple: « on garde ou on jette ? ». Simple, mais seulement en apparence. Le doute s’installe. On ne sait plus. « Ça peut servir. Pas depuis ces trois dernières années mais peut-être un jour… ». Au fur et à mesure que je décidais de me séparer de certaines choses, j’ai senti ma confiance renaître de ses cendres. J’arrivais finalement à prendre des décisions !

Étant de nature peu encline à l’excès ou au regret, je ne doutais pas de mes choix. En plus de redécouvrir une certaine confiance en moi, je me suis retrouvée choquée devant tout cet argent gaspillé. Pas pour les objets qui étaient passés de mode, ou ceux qui ont tout simplement fait leur temps, c’est normal de s’en séparer mais quel choc pour ces objets tout simplement non-utilisés… ! Je n’avais clairement pas écouté mes besoins, je m’étais simplement dit « Pourquoi pas ? Je peux me le permettre. ».

J’ai décidé de ne plus faire ce genre d’achats liés à l’ennui. Maintenant je liste. Je liste ce dont j’ai besoin au fur et à mesure (simple mais efficace). De cette manière j’arrête d’acheter un pull sur un coup de tête alors que 1. J’en ai plein et que 2. Ça fait des mois que je dois me racheter une paire de chaussures mais que je ne le fais pas car j’attends le bon moment pour faire cette grosse dépense. Bref, je deviens… raisonnable. Et ça fait du bien. Je ne me sens plus à la merci de mes envies. Quand je rentre dans un Monoprix (l’Antre du Mal pour moi), je n’hésite plus. J’ai envie de certaines choses mais je prends du recul.

Le paradoxe c’est que je suis un petit écureuil. Comme je mettais de côté, je n’avais aucune raison de réfléchir à ces petits achats peu onéreux (Oh, une petite blouse en solde à 10€ chez H&M !).

Ce qui m’a enfin sauté aux yeux pendant ce tri : le gâchis monstrueux. D’argent d’un point de vue personnel, mais aussi des ressources utilisées (sans parler des conditions de fabrication, mmh mmh). Acheter quelque chose pour le mettre dans une benne à vêtements quelques mois plus tard, c’était purement stupide. J’ai décidé que je ne souhaitais plus participer à ce système.

J’ai donc petit à petit pris confiance, appréciant d’avoir un comportement en cohérence avec mes valeurs.

Ce qui s’est avéré être le plus dur, ce n’est pas changer mes habitudes, mais la réaction de mes proches. Certains se sont mêmes inquiétés (!!!) que je ne me fasse plus plaisir. Il m’est encore compliqué d’expliquer que je souhaite simplement me faire plaisir autrement, dans des choses qui me font évoluer positivement, ce qui n’était plus le cas de ces achats d’impulsions. Ce n’est pas adapté pour moi. Ce n’était qu’une béquille. À ce moment là de réflexion sur mes habitudes quotidiennes, les petites briques de ma nouvelle vie commençaient à se mettre en place, tout doucement, sans effort, sans même m’en rendre forcément compte.

Je commençais à vouloir revenir à l’essentiel, en tout cas à un essentiel qui me convient et me correspond.

 

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